...Pour vous dire que dans ce train qui me menait vers Paris où je ne devais pas apprendre une bonne nouvelle, j'ai soudain réalisé avec une impérieuse violence qu’il y a des émotions énormes, de celles qui vous font jaillir des yeux des larmes, lourdes, grasses, presque huileuses, longues à sourdre et lentes à rouler qu'il faut décrypter:
Lire des pages bien écrites, avec dans les oreilles les plus beaux flamencos !
Avoir vu s’entraîner puis toréer avec douceur, suavité, maestria, Pablo Hermoso de Mendoza !
Avoir vibré au toréo de Jose Tomas tout empreint de sobre élégance, de calme et de courage serein !
Avoir tremblé en assistant aux audaces de Medhi Savalli !
S’être interrogé sur la genèse des passes de Joselito Adame qui, si petit, si jeune, mais si talentueux, fait preuve d’une maestria d’ancien des cartels mais avec l’insolence d’une jeunesse qui semble si immature face aux monstres qui le toise de toute leur hauteur !
Tenté de comprendre la mécanique affective d’un cheval arabe qui va soudain tout mettre en œuvre pour apprendre vite et fort les ordres les plus discrets et les plus sophistiqués et vous faire ainsi le cadeau de son coeur!
Avoir senti gonfler son cœur, ses yeux, ses poumons aux couleurs des couchers de soleil les plus invraisemblables sur le petit paradis des Mezy, dit le Fiou, à quelques centaines de mètres de la Tour de Constance !
Regarder, vibrer, trembler, s’émouvoir, s’interroger, s’enthousiasmer, voilà ce que la Camargue et sa région m’apportent.
Vivre la vie, la garder, la préserver pour elle et...pour moi !
Oh Dieux du beau faites que cela dure encore longtemps, très longtemps...!
mardi 15 avril 2008
dimanche 9 mars 2008
Tension sur la frontière!
Il y a quelques jours, le soleil de la Camargue avait décidé que l’hiver était fini et que désormais il chaufferait très fort chevaux, oiseaux et taureaux pour leur redonner éclat du pelage et vigueur.
Dans les prés, en début d’après-midi, à l’heure où ce soleil généreux est au mieux de sa forme, que la température est particulièrement douce pour ce début de mars, les chevaux se sont soudain figés de part et d’autre de la roubine.
En face, chez nos amis Mezy, Pellea la douce lusitanienne de Véronique, avait décidé qu’il était grandement temps que l’on rende justice à ses charmes. Grande amoureuse devant l’éternel, Pellea, est sans cesse à la recherche de l’hommage qu’elle estime devoir lui être rendu par tout mâle. Accompagnée de son ombre, le bel espagnol Alciro, castré depuis peu, mais qui a décidé d’entrer dans le déni de cet épisode peu flatteur de son histoire, a fort à faire pour surveiller sa dulcinée à l’œil aguicheur. À leurs côtés, mon Élégante, qui, en jument, douairière ne saurait laisser ce jeune couple sans surveillance. Il faut dire qu’à leur âge, on fait encore bien des bêtises...
Soudain disais-je, les chevaux se sont figés. Oriental mon bel arabe, fier de sa virilité stimulée par le réveil d’un printemps précoce s’est approché de la roubine et regarde Pelléa avec les yeux d’un amour sans cesse promis mais toujours différé. Aujourd’hui il veut tenir parole. À son côté Farouk, le bel arabe d’Isabelle, décidé à tenir la chandelle, car, tout comme l’Espagnol, il ne peut rien proposer d’autre.
Pellea, éperdue d’amour est toute figée d’admiration devant ce beau ténébreux dont la robe aux reflets acajou l’affole définitivement.
Oriental, tendu vers sa promise, est figé d’attente exaspérée et tend doucement son cou au-dessus de l’eau. Alciro, éperdu de jalousie regarde alternativement sa dulcinée et son prévaricateur et tend aussi son cou au-dessus de l’eau, les oreilles tellement couchées en arrière qu’elles ont disparu dans la crinière.
Élégante, inquiète, sentant l’imminence d’un drame, s’est aussi figée, mais est prête à faire rempart de son corps pour protéger une virginité qui ne veut surtout plus l’être.
La tension sur la frontière est à son paroxysme lorsque j’arrive pour vérifier une partie de la clôture perpendiculaire à la roubine. Dans l’instant je comprends et anticipe le drame. Oriental éperdu d’amour va sauter la roubine pour rejoindre la tentatrice et sera reçu par les dents d’Alciro qui n’attendent que cet instant pour laver son honneur coupé et défendre ce qu’il considère comme sa légitime propriété. Farouk encourage son compatriote de la voix et les autres chevaux commencent à galoper en tous sens tout réjouis par l’intensité du drame qui va se jouer sous leurs yeux mais sans eux. Je trouve soudain que le détroit de Gibraltar est bien étroit et qu’il est temps de faire l’union méditerranéenne…
J’interviens en poussant quelques onomatopées dont je garde jalousement secret, et disperse les couples potentiellement infidèles, condamne de la voix des attitudes inadmissibles, fait retomber la tension sur la frontière reconstituée dans son principe et dans son esprit.
Espagnol et portugaise repartent plus loin vers le petit lac, les arabes retournent tondre quelques joncs et Élégante, si fière de son maître, part en me faisant un petit salut la tête haute en se félicitant que l’ONU, dont je suis, à ses yeux, l’incarnation vivante, fasse si bien son travail.
Ouf, on l’a encore échappé belle !
Dans les prés, en début d’après-midi, à l’heure où ce soleil généreux est au mieux de sa forme, que la température est particulièrement douce pour ce début de mars, les chevaux se sont soudain figés de part et d’autre de la roubine.
En face, chez nos amis Mezy, Pellea la douce lusitanienne de Véronique, avait décidé qu’il était grandement temps que l’on rende justice à ses charmes. Grande amoureuse devant l’éternel, Pellea, est sans cesse à la recherche de l’hommage qu’elle estime devoir lui être rendu par tout mâle. Accompagnée de son ombre, le bel espagnol Alciro, castré depuis peu, mais qui a décidé d’entrer dans le déni de cet épisode peu flatteur de son histoire, a fort à faire pour surveiller sa dulcinée à l’œil aguicheur. À leurs côtés, mon Élégante, qui, en jument, douairière ne saurait laisser ce jeune couple sans surveillance. Il faut dire qu’à leur âge, on fait encore bien des bêtises...
Soudain disais-je, les chevaux se sont figés. Oriental mon bel arabe, fier de sa virilité stimulée par le réveil d’un printemps précoce s’est approché de la roubine et regarde Pelléa avec les yeux d’un amour sans cesse promis mais toujours différé. Aujourd’hui il veut tenir parole. À son côté Farouk, le bel arabe d’Isabelle, décidé à tenir la chandelle, car, tout comme l’Espagnol, il ne peut rien proposer d’autre.
Pellea, éperdue d’amour est toute figée d’admiration devant ce beau ténébreux dont la robe aux reflets acajou l’affole définitivement.
Oriental, tendu vers sa promise, est figé d’attente exaspérée et tend doucement son cou au-dessus de l’eau. Alciro, éperdu de jalousie regarde alternativement sa dulcinée et son prévaricateur et tend aussi son cou au-dessus de l’eau, les oreilles tellement couchées en arrière qu’elles ont disparu dans la crinière.
Élégante, inquiète, sentant l’imminence d’un drame, s’est aussi figée, mais est prête à faire rempart de son corps pour protéger une virginité qui ne veut surtout plus l’être.
La tension sur la frontière est à son paroxysme lorsque j’arrive pour vérifier une partie de la clôture perpendiculaire à la roubine. Dans l’instant je comprends et anticipe le drame. Oriental éperdu d’amour va sauter la roubine pour rejoindre la tentatrice et sera reçu par les dents d’Alciro qui n’attendent que cet instant pour laver son honneur coupé et défendre ce qu’il considère comme sa légitime propriété. Farouk encourage son compatriote de la voix et les autres chevaux commencent à galoper en tous sens tout réjouis par l’intensité du drame qui va se jouer sous leurs yeux mais sans eux. Je trouve soudain que le détroit de Gibraltar est bien étroit et qu’il est temps de faire l’union méditerranéenne…
J’interviens en poussant quelques onomatopées dont je garde jalousement secret, et disperse les couples potentiellement infidèles, condamne de la voix des attitudes inadmissibles, fait retomber la tension sur la frontière reconstituée dans son principe et dans son esprit.
Espagnol et portugaise repartent plus loin vers le petit lac, les arabes retournent tondre quelques joncs et Élégante, si fière de son maître, part en me faisant un petit salut la tête haute en se félicitant que l’ONU, dont je suis, à ses yeux, l’incarnation vivante, fasse si bien son travail.
Ouf, on l’a encore échappé belle !
vendredi 25 janvier 2008
C'est la campagne des municipales! Même en Camargue...
TRIBUNE LIBRE AIGUES MORTAISE
Pourquoi le seul choix intelligent pour Aigues-Mortes
est la liste de Didier Charpentier :
« J’aime Aigues-Mortes »
Au moment où les ténors politiques de tous bords confondent une fois de plus l’intérêt national et l’intérêt local ou régional et prétendent faire des tests qui restent politiciens, il est bon de se poser la question : « A quoi va servir mon vote aux municipales ?
La réponse qui s’impose est, bien entendu, « qu’il doit profiter à ma ville et à son environnement immédiat et cela ne peut se faire qu’en dehors des clivages habituels de la politique. » Et pour cela il suffit de se souvenir que les maires en place ont toujours été tentés de faciliter la vie de ceux de leurs amis politiques avant celle de l’ensemble de leurs administrés. C’était avant, quand on assistait à des élections « don camillotesque ».
La liste « j’aime Aigues-Mortes » se situe résolument dans une approche nouvelle. Il n’est plus question de mettre en avant une idéologie politique, mais plutôt des compétences Il faut faire savoir qui l’on est, ce que l’on a fait dans la vie et pourquoi on pense que l’on peut rendre service à sa ville et à ses habitants.
Il faut beaucoup de courage pour quitter le confort d’une étiquette politique et son idéologie et pour, seul face aux contradicteurs, dire et affirmer ce que l’on veut faire et apporter dans son domaine de connaissance et dans son expérience de vie.
Il faut beaucoup d’enthousiasme pour renoncer à son petit confort de contradicteur ou de critique et pour se mettre « les mains dans le cambouis » et partir à la bagarre. Non pas contre les gens mais contre les idées reçues et les blocages traditionnels.
Relisez donc attentivement qui sont chaque personne de la liste et comment et pourquoi ils peuvent apporter leur expérience à la ville. Il n’y a nulle ambition politicienne chez eux, mais le sincère désir de servir leur ville et leurs voisins.
Alors quand vous aurez refait cette lecture vous réaliserez que la diversité des origines politiques de chacun sera la garantie pour nous qu’un camp ne privilégiera pas certains au détriment d’autres. Vous serez certain que la ville sera gérée au mieux des compétences de chacun sous le contrôle des autres et qu’il faut beaucoup d’intelligence à des gens d’opinions politiques différentes pour trouver un consensus et s’entendre sur ce qu’il faut faire plutôt que de dépenser de l’énergie à gêner l’action de ses ennemis idéologiques.
Je crois au courage, je crois à l’enthousiasme et je crois à l’intelligence et, comme beaucoup d’entre vous, je suis fatigué des idéologies.
Une telle liste est notre garantie à nous, habitants d’Aigues-Mortes, de voter pour des compétences plutôt que pour des ambitions et c’est pour cela que c’est le seul vote intelligent sans que cela nous empêche de garder nos convictions personnelles.
Un nouveau ventre bleu
Cette tribune libre est écrite, publiée et financée par son auteur qui souhaite pour le moment rester anonyme pour des raisons éthiques et n'engage que son opinion personnelle. Libre de toute attache politique ou de toute influence, cette tribune est le produit de la réflexion d'un habitant de la ville qui vieut faire partager ses sentiments à ses concitoyens.
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