jeudi 27 septembre 2007
pour vous dire qu'aujourd'hui
Autre lieu, un peu plus tard, « Elégante », la jument cob, me voit arriver et me diriger vers Robin. Elle entend alors et surtout reconnaît ma voix saluer l’ami. A grandes enjambées souples et puissantes elle s’approche et vient loger son immense tête contre mon épaule. Si doux salut !
Au loin, dans une brume diffuse de fin de jour, la troupe des autres chevaux parmi lesquels
« Otero » le criollo et « Farouk » le petit arabe, continue à brouter sans hâte.
Calme doux au bord du petit lac.
« Elégante » est repartie et je vois, au loin, sa haute silhouette solitaire et majestueuse qui regagne sa querencia de nuit, le lieu qu’elle s’est choisi pour passer une nuit à savourer des herbes d’elle seule connues, loin de la troupe des excités aux réactions plus imprévisibles.
C’est bon de revenir après quelques jours d’absence et de retrouver mes complices qui ensoleillent ma vie et apaisent mes angoisses. J’ai si peur de la mort et elle semble si loin de ces lieux, de ces chevaux, de ces gens.
Isabelle est au loin, à Naples, dans le sud de l’Italie et m’envoie un message pour me dire son enchantement face à cette baie au pied d’un cirque de volcans. Ce sera bon de la retrouver à son retour et de l’entendre me raconter les milles petits riens qui font d’un voyage une succession d’instants magiques. Elle me dira Pompéi dont j’ai toujours rêvé et que je verrai ainsi enfin.
La vie se construit et consolide autour de moi un rempart de plus en plus solide. Eviter la brèche …surveiller les fissures…colmater les trous.
Demain il fera beau et la température remontera. J’ai prévenu "Oriental" et nous travaillerons ensemble. Je pourrai alors me repaître à loisir de sa souplesse de mouvement, de la puissance de sa foulée, de sa joie d’apprendre et de bien faire. Nous allons commencer à préparer sa présentation au concours d’agrément des étalons du haras d’Uzès. Ce sera une étape importante, la justification d’efforts de notre part à tous les deux et le début de sa gloire, en tous cas je lui souhaite. Notre monde équestre retrouve peu à peu le respect pour les étalons et retourne doucement au plaisir de les monter.
Demain il fera beau et l’après-midi j’irai à Millau, au-delà du plateau du Larzac, rencontrer un homme dont on m’a dit beaucoup de bien.
Demain il fera beau et dans la lumière retrouvée après la grisaille parisienne, j’écrirai peut-être une nouvelle page heureuse d’une vie que j’aime tant.
lundi 24 septembre 2007
En cette saison, sur les terres à haute salinité, pousse cette délicate fleur, d’un bleu améthyste particulièrement beau, mais si aérienne que si, on ne la regarde pas de près, on passe tout simplement à côté d’une merveille.
En Camargue, les gens y sont si attachés, qu’ils en cueillent quelques brins, les nouent avec un lien de rafia et les offrent à ceux qu’ils aiment pour que l’hiver soit clément.
Il y a plusieurs recettes pour garder ce bleu le plus longtemps possible. La meilleure semble être de laisser sécher le bouquet une dizaine de jours dans un endroit sombre. Comme pour le muguet, un trop gros bouquet n’a plus de sens, mais le petit brin de saladelle qui brille au coin d’un tableau , d’une photo encadrée ou dans un vase bibelot égaye tout l’hiver en rappelant les douces chaleurs de l’automne.
Hier et aujourd’hui avec quelques amis atteleurs, nous avons sillonné les chemins les moins fréquentés du mas de la Bélugue. En surveillant du coin de l’œil quelques vaches qui n’ont rien de paisible et leurs veaux, futurs toros bravos, qui n’ont déjà peur de rien, nous avons cheminé au pas de nos chevaux, confortablement installés dans nos voitures, et nous nous sommes rempli les yeux de spectacles qu’aucun milliardaire ne pourrait s’offrir sauf à savoir se faire admettre par notre petit groupe.
Le déjeuner sans fin, informel, sans ordre ni protocole, dans un luxe de couleur, de soleil, d’ombres fraîches sous les tamaris, est à la fois drôle, pittoresque et anarchique. Chacun et sa chacune ont fait assaut d’imagination pour faire un plat simple (car il ne s’agit pas faire chichi-pompon) mais qui se doit d’être délicieux. Ainsi donc passent les salades de pâtes ou de pomme de terre toutes meilleures les unes que les autres, repassent des charcuteries dont on tait l’origine mais dont on cite la ville comme étant la meilleure pour la spécialité. Ainsi je me suis régalé d’un saucisson très large non pas roulé dans le poivre mais dans les herbes de provence. Une sublimité. S’avalent aussi quelques quiches toutes plus imaginatives les unes que les autres. Et chacun de s’extasier en disant d’un air gourmand que c’est délicieux et en redemandant un peu. D’un commun accord nous décidons de ne plus dire que c’est délicieux mais de dénoncer ce qui ne l’est pas. Silence absolu et cela fait rire comme les vins que chacun a apportés pour les faire découvrir aux autres. C’est le Chardonnay de Beauvoisin en compétition avec le Syrah rouge de Gallician, sans parler du Rosé de Vauvert qui met tout le monde d’accord.
Poupette raconte des histoires de l’ancien temps quand elle était caballera ou marin pêcheur. Roger la blague en lui disant des horreurs qui la font sourire comme une adolescente. Ces couples s’aiment quelque soit leur âge et sont heureux d’être ensemble, générations et occupations confondues, réunis autour du bien vivre à peu de frais et partageant les joies de l’attelage.
Je n’ai pas fait un petit pénéqué mais un gros siestou à l’ombre des tamaris. Je me suis réveillé une ou deux fois pour constater que tout le monde dormait y compris les chevaux.
Vers quinze heures il a été décidé de repartir. En prenant de faux airs de travailleurs épuisés chacun « habille » son cheval ou son âne, puis le fait entrer dans les bras de la voiture. On se motive de la voix et du geste. C’est la fin du déjeuner sur l’herbe. On repart, tranquillement, doucement, tranquillou, à bain doux. Nous suivons un ancien bras du Rhône devenu paisible grosse roubine dans laquelle prospèrent ibis, hérons, cygnes et des milliers de poissons. Nous suivons ce petit sentier le long du Pèbre qui sent bon le thym et la farigoulette. (Prendre l’accent de Raimu pour donner du poids à ces lignes ou l’accent de Cantonna pour lui donner une légèreté grave et romantique) Ma femme, qui est souvent poéte à ses heures, est devenue amoureuse d’un immense figuier qui trône au bord de ce petit chemin. Chaque fois que nous passons, elle le couve des yeux comme on le ferait lors de retrouvailles avec un ancien amour, s’extasie de ces multiples troncs puissants, majestueux, solidement implantés dans un sol pauvre. Elle sait qu’il a nourri des générations d’étourneaux, de grives, de merlettes, que dans ses branches ont trouvé refuge des milliard d’insectes qui ont fait les délices des fauvettes, des petits ibis pique-bœuf, des guêpiers qui logent dans les galeries troglodytes qu’ils creusent le long des rives du Pèbre et d’innombrables passereaux tous commensaux de ce géant aux feuilles de cuir vert brillant. Le cheminement sera tranquille jusqu’au Mas. On détellera et on déshabillera les chevaux consciencieusement, en faisant attention de ne rien oublier, de ne rien emporter qui appartienne à tel ou tel et qui a été mis en commun pendant quelques heures, de ne rien laisse traîner qui ferait dire à d’autres que des goulamasses sont passés par là. Il y a beaucoup d’éducation, de respect, de bonnes manières entre tous ces gens. On se quitte en s’embrassant trois fois. On se félicite de cette bonne fin de semaine, on tente une dernière blague taquine et on se quitte avec la certitude que l’on se reverra très vite pour partager de nouveaux instants aussi magiques.
jeudi 20 septembre 2007
Pour vous dire que la barrière est ouverte et,
La jument est un peu fatiguée. Voilà plus d’une heure et demie que nous sommes partis. La voiture est certes légère pour notre « Elégante » qui toise son 1m70 et pèse quelques 700 kilogs. Mais elle manque un peu de forme. Elle n’a pas travaillé régulièrement depuis plusieurs mois et nous venons de faire quelques 5 kilomètres de goudron et d’asphalte ce qui n’est pas très confortable pour ses pieds nouvellement chaussés de fers neufs.
Nous l’avons ramené dans l’univers magique des Mézy, tout près d’Aigues Mortes et désormais tous les matins je peux lui prodiguer tous les petits soins dont un cheval a besoin pour être et rester en bon état. Elle est heureuse de la compagnie de deux ânesses qu’elle a adoptées compte tenu de l’attitude peu amène des autres chevaux présents sur le site.
Elle est heureuse, on le voit chaque jour. Elle vient spontanément chercher le contact et semble toute enjouée chaque fois que nous l’attelons.
Voilà pourquoi nous ne prendrons pas ce joli chemin à l’issue hypothétique…
Nous continuons entre les vignes et le canal, sur un communal heureusement préservé qui mène au fort de Pecais que vous ne verrez sans doute jamais car les salins du Midi l’ont abusivement isolé par d’énormes fossés impossible à franchir. Encore un morceau de patrimoine, déclaré monument historique que nous ne verrons plus. C’est comme le petit morceau de paradis qui doit se cacher au fin fond de ce chemin…personne ne le verra.
Elégante trotte maintenant gaiement sur le chemin de terre battue et adoucie par les fortes pluies d’avant-hier soir. Un son grave et doux qui n’effraye nullement les animaux du marais. Un ragondin nage à nos côtés pressé vers quelque destination de lui seul connu tandis qu’un peu plus loin le plus grand héron blanc que j’ai jamais vu guette un poisson dans un trou d’eau peu profond. Le soleil éclaire tout cela d’une lumière rendue encore plus pure par le vent de nord ouest qui souffle doucement. L’heure avance et nous ne voudrions pas rentrer à la nuit.
Elégante exécute un demie tour dans un mouchoir de poche digne d’une épreuve de maniabilité de haut niveau et nous repartons vers Aigues Mortes. A refaire un peu plus tôt dans la journée ou peut-être en emportant un pique nique que nous prendrons dans cette immense plaine qui longe l’étang de l’Arameau. Nous y reviendrons quand les eaux feront de cette plaine un no man’s land dans lequel on ne sait plus où est la mer, l’étang, et où l’on suit le chemin en se référant aux poteaux téléphoniques qui deviennent le pointillé aérien d’une carte incertaine d'un territoire sans cesse renouvelé.
Le soleil s’est couché alors que nous finissons le dernier kilomètre. Déchirement du ciel entre un reste de bleu pur, une touche de bleu nuit qui s’élargit doucement et un dernier cri de rouge sang d’un soleil qui part réchauffer d’autre contrées.
Il fait frais maintenant. Dételer ainsi à la nuit tombante est un peu triste. La jument plonge avec reconnaissance son nez dans un seau de carottes bien méritées, puis après quelques bouchées gourmandes s’évanouit sans se retourner dans la nuit qui est maintenant tombée.
Bonne nuit Elégante, merci pour ces heures de magie que nous avons pu savourer sur le siège de la voiture. A demain pour de nouveaux soins et/ou de nouvelles aventures.
lundi 17 septembre 2007
pour vous parler de la corrida du 16 septembre à Nimes.
Il y a dans ce face à face, dans cette rencontre inévitable du troisième tercio, celui de la muleta, une infinie grandeur. Le maestro et le toro n’en sont plus aux techniques d’approche ou de recherche. Ils se connaissent, ils se sont jaugés, ils savent ce que vaut l’autre et ils ont tous les deux l’intention de montrer qu’ils vont triompher. Il y a dans ces secondes qui précèdent le début d’un ballet de tragédie, toute l’intensité et la beauté de la course de taureau, il y a là, la quintessence de la corrida.
Nous sommes tout à fait en haut des arènes sur le mur d’enceinte du cirque romain ; « No hay billetes » Nous les avons achetés à un revendeur à la sauvette. J’avais peur en étant si haut, si loin, d’être privé de l’émotion… Malgré moi, j’ai les yeux embués, deux êtres encore vivants marchent l’un vers l’autre au son d’une musique à peine murmurée par des musiciens eux aussi inspirés, puis des larmes coulent de mes yeux car tout est si intense que malgré l’issue fatale pour l’un des deux protagonistes, c’est un hymne à la vie, au courage, à la vérité, à la sincérité qui se matérialise sur le sable chaud de la plazza.
Certains pleurent en écoutant Dinu Lipatti jouer Chopin, d’autres en regardant une aquarelle de Marie Laurencin, moi je pleure en regardant un instant de vie se mouvoir au ralenti, magnifié par la couleur, la musique et l’absolue sincérité des acteurs.
Quelle après-midi ! Denis Loré à son premier taureau a été un excellent «ouvrier» faisant bien son travail et même avec une certaine inspiration.
Puis le jeune Joselito Adame a enthousiasmé les arènes avec des passes lentes, étonnantes de maturité chez ce jeune homme de dix-huit ans qui a pris son alternative, il y a à peine une semaine, en Arles. Puis c’est l’immense Jose Tomas qui avec ce premier taureau va faire une faena de toute beauté, comme sculptée dans la matière du temps et de l’espace.
Les deuxièmes taureaux ne seront pas aussi bons sauf pour Denis Loré qui fera un final éblouissant ponctué par une épée indiscutable. Il arrête après dix sept ans de carrière. Il fait couper sa colleta et sort sur les épaules d’une foule d’amis tout joyeux de cette issue heureuse. C’est aussi un moment d’intense émotion et l’on ressent le soulagement du torero qui n’aura plus jamais à avoir peur, les dimanches, en mettant son costume de lumière.
Jose Tomas avec son deuxième taureau va encore ralentir le rythme et ses passes seront si lentes, si parfaites, si épurées que le taureau par, son peu d’ardeur à charger les rendra un peu ennuyeuses. La perfection a besoin d'un peu de brio.
Enfin en lutin joyeux reviendra Joselito Adame qui réveillera les arènes en posant lui-même les banderilles, puis les mettra debout en commençant sa faena de muleta avec brio, imagination et fantaisie. De longues minutes d’applaudissements scandant «torero, torero, torero» viendront saluer une épée foudroyante digne des maestros les plus chevronnés.
Huit heures et quart, Isabelle et moi commençons notre longue descente vers la sortie. Il n’y a rien à dire. Nous venons d’assister à des moments passions, savourons les en silence et marchons, main dans la main, vers la voiture qui va nous ramener vers notre querencia d’Aigues Mortes.
pour vous dire que nous sommes encore plus intégrés.
Françoise Yonnet nous a fait savoir par Poupette que nous étions les bienvenus au déjeuner du Dimanche qui regroupe une trentaine de médecin qui viennent conclure un séminaire par corrida et repas visite à la Belugue. C'est, en Camargue, le haut lieu de l'élevage des toros bravos sous l'égide d'Hubert et Françoise Yonnet.
Il est question que je monte "en pays" pour aider les gardians à pousser les taureaux vers le char des visiteurs. Honneur supplémentaire qui me pousse un peu plus vers le statut envié "d'amateur".
La visite de la manade est annulée dans sa forme initiale, et un seul cavalier suffira à pousser les jeunes vaches vers le char...dommage.
Mais divine surprise. Françoise me dit, "nous déjeunerons dans la cuisine avec le personnel, les gardians etc..."
Et ça alors, ce n'est pas de l'intégration?
vendredi 14 septembre 2007
Intégrés
Nous avons été livrer du foin, chez Poupette, pour notre jument d’attelage qu’elle veut bien garder dans un pré attenant à sa maison. 15 ballots de 30 kg qu’il a fallu décharger d’une palette, mettre une par une dans le camion-sellerie, conduire de Saint Laurent d’Aigouze à Salins de Giraud, puis transférer dans le vieux HY de Poupette qui lui sert de grenier à foin. Le tout s’est fait en pleine chaleur, à midi, mais que faire? Quand c’est l’heure c’est l’heure et les chevaux n’aiment pas attendre leurs repas.
Si le bruit du moteur ne nous tenait pas éveillés je crois qu’Isa et moi pourrions somnoler sans vergogne. 80 km/heure c’est terriblement entêtant sur des routes aussi lisses et sur un parcours connu jusque dans ses moindres ornières.
Soudain, dans les prés longeant la route deux cavaliers, plutôt deux gardians sur leurs chevaux camargue. Ils trottent côte à côte à cette allure si particulière du camargue que l’on nomme entre deux. A notre approche j’en vois un qui nous fait de grands signes. C’est Christophe ! Il nous a reconnus. Par les portes coulissantes ouvertes du J7 nous répondons à son salut avec gaieté.
Et soudain Isa et moi, nous nous sentons heureux. Isa se tourne vers moi et dit en riant :
-« Alors ça!... Etre reconnus et salués par des gardians si ce n’est pas de l’intégration… »
Lundi 13 Août
sur la route de Salins de Giraud
Meilleurs voeux
La Camargue est entrée dans l’hiver. L’air est pur, translucide, glacé et brûle un peu la gorge mais le soleil éclaire tout d’une lumière magnifique.
Dans les prés, sur les marais, les chevaux, les taureaux, cherchent les flaques de soleil pour rêver au printemps qui leur paraît soudain si loin. Le grand héron gris, fidèle à son poste de pêche sur l’Iscle n’a plus les pieds dans l’eau…il pêche depuis la berge, le cou un peu plus tendu, le corps un peu plus incliné.
Le faucon pèlerin de la tour brisée regarde avec une concupiscence paresseuse les derniers étourneaux qui, en bandes désorientées hésitent à partir plus au sud en décrivant d’interminables et désordonnées boucles aériennes.
Les ibis blancs ont remplacé les mouettes sur les labours et arrachent aux pâtures les derniers insectes qui ne cherchent même plus à se réfugier dans la fourrure des taureaux ou des chevaux.
Chaque jour tandis que je fais, de plus en plus lentement, tant il y a de beautés à voir, la route qui me mène vers les chevaux, je me dis que j’ai beaucoup de chance de pouvoir en profiter et cela me paraît une protection sérieuse contre la grande faucheuse qui guette mon moindre faux-pas avec une vigilance de plus en plus attentive et obsessionnelle. La beauté fait vivre ne l’oublions pas. Tableaux, poésies, livres, sculptures, paysages, animaux, peuvent se parer de tant de beauté qu’à leur vue, à leur lecture, à leur contact, on sent un immense frisson de vie redynamiser le corps et l’esprit. Une pensée vers un au-delà indicible, ou au contraire clairement divin ? Cela importe peu du moment que cela existe et que cette alchimie se fait.
Alors, tout encore vivifié de ces visions sublimes, je voudrais vous dire que je pense beaucoup à vous tous, que votre place est dans mon cœur et dans mon esprit. Je vous souhaite de très bonnes fêtes de Noël et je formule, pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers, tous les vœux de bonheur et de prospérité que je me souhaite à moi-même avec une ardeur et une intensité que vous pouvez imaginer.
Le blog est un moyen littéraire moderne de faire connaître à plusieurs personnes en même temps les sentiments, les impressions, les réflexions qu'inspire un lieu, des gens, des instants.
Comme autrefois, la lettre envoyée à la famille regroupée pour lui donner des nouvelles d'un proche absent pour longtemps, des impressions de voyage, des recommandations attentives et tendres, le blog me permet aujourd'hui de vous dire tout ce que mon environnement me suggère.
La Camargue avec sa douceur et sa sauvagerie, ses villages tour à tour surpeuplés ou déserts, ses fêtes si païennes parfois ou si religieuses souvent, ses habitants rudes ou charmants mais toujours fiers et hospitaliers, ses lumières improbables à rendre fou le pastelliste le plus doué, sa faune que l'on croît limitée aux chevaux et aux taureaux et qui s'avère d'une richesse inouïe.
Tout cela je voudrais le partager avec vous, chaque fois que l'envie me prend un peu trop de célébrer ce que je vois ou entends.
La Camargue me soigne et cela me ferait si plaisir si parfois, ces petites lettres de Camargue pouvaient vous distraire ou simplement adoucir vos soucis quotidiens.
Alors, à très bientôt et je commence par re-publier quelques impressions.
